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dimanche 19 avril 2020

Paroles tafia

Ils descendent. Ils accélèrent. Qu’est-ce je ne donnerais pas pour pouvoir lire dans la tête de chaque conducteur qui dévale l’autoroute de Delmas. Sont-ils heureux? Ils vont où par cette nuit noire comme de l’encre? Il y a-t-il quelqu’un qui les attend avec impatience à la maison? Vont-ils danser ce vendredi soir? Sûrement pas! S’ils descendent, peut-être qu’ils ne vont pas que danser. Ils ne vont pas se recréer sainement. En bas, c’est la prostitution. En bas, ce sont les serveuses, toutes, les mêmes hauts et les mêmes bas, aguicheuses à souhait. Des prostituées qui ne disent pas leur nom. Je déteste les excuses. Mais, il paraît qu’elles n’ont pas tellement le choix. C’est soit la prostitution de classe soit crever de faim.

“What a wonderful world”

J’ai descendu les vitres. L’air, au dehors, par cette nuit de lundi d’avril, n’était pas très frais. Mais la vitesse de mon déplacement le rendait assez agréable. J’étais content de partager avec la rue, les notes agréables de “What a wonderful world”, la chanson mythique du grand jazzman Afro-américain, Louis Armstrong, que crachaient avec rage de plaisir les haut-parleurs enroués de mon “Apye pi mal”.

lundi 22 avril 2019

Kibby et voix de ferblantier


À 21h, ce dimanche de Pâques, mon palais avait envie de poisson boucané. Mais en restant à Delmas. Au final, ce sont 15 kibby bien croustillant qui ont rempli ma panse à Pétion-Ville, pendant que mes oreilles se faisaient agressées par une voix de “ferblantier”. Le film de l’agression.

samedi 20 avril 2019

Dans la splendeur d’un après-midi de vendredi saint

Deux poissons entiers sur la grille de Chez André

Le ciel à Delmas était gris et lourd. Chargé assez pour me décourager de prendre la route. Heureusement que je suis un entêté. À partir de Léogâne, le firmament portait sa belle enveloppe bleue. Le soleil de 14h souriait de mille feux. Enfin, je suis content de ce vendredi saint. Je vais à Grand-Goâve. Juste pour ce poisson boucané au bord de cette plage que je n’aime pas.

dimanche 28 avril 2013

Edner Jean: “mes échecs ont fait mon succès”


Edner Jean (Photo: Fotomatik Haiti)
C’est un battant qui va vite. Très vite. Il a réussi dans tout ce qu’il a échoué au départ. Edner Jean, en affaire, est un TGV humain. Rien ne l’arrête. Même pas les échecs.

mardi 23 avril 2013

RSF, comme dans Robert Stanley Figaro



Il vit à Montréal, au Canada, depuis trois ans. Mais il n’a toujours  pas défait sa valise. Parce que ses rêves, son cœur, son âme gardent leurs racines en Haïti. RSF, c’est par ce nom que les auditeurs de « Studio 100.1 », de Radio Métropole, à Port-au-Prince,  le connaisse. Mais les accros du journal du matin de cette même station de radio, le connait par Robert Stanley Figaro. Aux nostalgiques de cette belle voix de la radiodiffusion haïtienne, vivez le RSF ou le Robert Stanley Figaro avant son départ en Haïti. Nous sommes en 2009. Portrait.